Jean-Pierre Cassigneul (1935-) 

Né en 1935, Jean Pierre Cassigneul vit et grandit à Paris dans un famille aisée qui le sensibilise très tôt à l’art et à la mode. Dès ses 17 ans, il monte ainsi sa première exposition à la galerie Lucy, avant même d’entrer à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris, en 1955.  

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Quelques années plus tard, lors de son service militaire en Algérie, l’artiste est amené à dessiner les insignes des bataillons et à construire une chapelle en plein Sahara : “tout a démarré la” écrit-il. Il fait la rencontre décisive de Kiyoshi Tamenaga, jeune marchand d’art japonais, Noel Schuman, éditeur, et Simone Karoff, directrice de la Galerie Findlay, trois personnes qui soutiennent et lancent la brillante ascension de l’artiste. Au Japon en particulier, ses œuvres connaissent un succès fulgurant. Dès 1965, il expose ses premières lithographies à la Galerie Bellechasse. En 1977, Cassigneul réalise 30 lithographies pour illustrer Les pièces condamnées de Charles Baudelaire. En 1985, il réalise un paravent en lithographies Le Jardin du Luxembourg, exposé à la galerie La Bouquinerie de l’Institut.  

L’artiste explore parallèlement le potentiel artistique d’autres médiums, tels que la tapisserie, le vitrail, avec Le Jardin des délices, commandé par Yoshiaki Tsutsumi, ou encore les décors et costumes de théâtre, tels ceux réalisés pour La fille mal gardée au théâtre du Bolchoï.  

Jean-Pierre Cassigneul ne cherche pas à retranscrire la réalité mais imagine des silhouettes de femmes inconnues, élégantes et rêveuses, à partir de modèles réels. La poésie qui émane de ses œuvres le rapproche d’artistes comme Edouard Vuillard ou Pierre Bonnard, dont il possède d’ailleurs des lithographies qu’il ne se lasse pas de contempler. Sa palette aux tons contrastés et ses cadrages resserrés le placent aussi dans l’héritage expressionniste de Kees Van Dongen. A 80 ans passés, cet artiste inclassable continue sans relâche à créer, parce que c’est une évidence : “On ne devrait peindre ou créer en général que quand on en ressent le besoin comme une évidence”.

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J.P. Cassigneul, Toquades

600 

1991

Texte de Françoise Sagan.

Mazo-Lebouc, Paris. Broché, couverture crème à rabats avec le titre en noir sur le premier plat et au dos. 56 pages. Édition originale du texte de Françoise Sagan enrichie d’une lithographie originale en couleurs signée de Jean-Pierre Cassigneul en frontispice, sur grand vélin d’Arches.

Tirage : 230. Un des 230 exemplaires signée par Françoise Sagan.

Dimensions support : 28.7 x 20.3 cm