Après avoir étudié les Beaux-Arts dans sa ville de naissance, le Havre, Dubuffet rejoint Paris en 1918, où il fréquente Fautrier ou encore Eluard.

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Fasciné par la littérature, les langues étrangères et la musique, il connaît de régulières vélleités artistiques, mais n’embrasse que tardivement une carrière d’artiste. Il peint entre 1933 et 1937 après avoir passé quelques années à faire du commerce, puis abandonne de nouveau avant de se remettre définitivement à la peinture en 1942. Sa première exposition a lieu en 1944 à la galerie Drouain et fait polémique, notamment à cause du traitement cru et brutal de thèmes du quotidien (Mirobolus, Les Dessous de la capitale, Corps de dames). Dubuffet montre un intérêt pour l’utilisation de matières atypiques, vues comme triviales, telles que le gravier, la rouille. Il s’intéresse de près à la lithographie durant les années 50 avec les Phénomènes. Il se rattache à l’art brut, s’inspirant des dessins d’enfants, des graffiti ou d’autres formes d’art ordinaire comme les techniques de maçonnerie. Dubuffet s’intéresse aussi à la sculpture en expérimentant avec le polyester, et va même jusqu’à disloquer ses propres œuvres pour en créer de nouvelles, comme avec les Théâtres de mémoire. Il écrit le commentaire de son œuvre en 1960, intitulé Mémoires pour le développement de mes travaux à partir de 1952. Son amour pour l’écriture se ressent particulièrement dans la poésie des titres de ses œuvres, où l’on sent l’influence de Ponge, Dickens et Céline : Ermitage en pays gluant, Terracotta la grosse bouche…

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