Né à Brühl en 1891, Max Ernst apprend le dessin et la peinture avec son père; il abandonne rapidement ses études de philosophie pour s’y consacrer.

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Ses premières toiles, exposées à Berlin en 1913, montrent l’influence de l’expressionnisme et du cubisme. Engagé dans l’armée allemande durant la Première Guerre Mondiale, Ernst s’intéresse à certains mouvements protestataires, notamment antimilitaristes. Ainsi, après la Guerre, l’œuvre d’Ernst se rapproche du dadaïsme, et il fait paraître en 1920 un album de lithographies dadaïstes, Fiat modes pereat ars. La même année, il participe à l’exposition « Dada-Vorfrühling » à Cologne aux côtés de Hans Arp et Picabia, mais cette dernière est interdite par la police. En 1922, Ernst se rapproche de la communauté surréaliste à Paris, dont il devient une figure majeure grâce à ses expérimentations techniques (frottage, grattage, collage) et son imaginaire riche influencé à la fois par la peinture métaphysique, le folklore allemand et le réalisme fantastique. Il se lie d’amitié avec de nombreux artistes, notamment Paul Eluard ou Giacometti, ce qui le pousse à s’intéresser à la sculpture au début des années 30. A la suite de désaccords avec André Breton, Ernst quitte le groupe surréaliste en 1938, puis est contraint de fuir aux États-Unis en 1941 aux côtés de Peggy Guggenheim, son épouse. A New York, il rencontre Marcel Duchamp et Marc Chagall et expérimente avec de nouvelles techniques comme celle du dripping, célèbre grâce à l’œuvre de Jackson Pollock. Ernst revient en France dans les années 50, et y reste jusqu’à la fin de sa vie. Durant ces années en France, il continue de produire abondamment aux côtés de ses amis artistes, en illustrant par exemple des textes de Benjamin Peret (Mort aux vaches et au champ d’honneur, La brebis galante…). Après sa mort en 1976, Ernst continue de recevoir les honneurs de nombreux artistes et amateurs d’art qui louent la diversité et l’inventivité de son œuvre, dont les tableaux Après moi le sommeil ou Le Jardin de La France (Musée National d’Art Moderne, Paris) ou la sculpture Le Grand Assistant (Quartier de l’Horloge, Paris).

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