Né à Argentan en 1881, Fernand Léger commence par travailler avec un architecte de Caen avant de se rendre à Paris en 1900.

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Il entre aux Beaux-Arts et expose dès 1907 au Salon d’Automne. Il se rapproche de deux groupes d’artistes parisiens : d’un côté, La Ruche, où il fréquente Chagall, Soutine et Blaise Cendrars, de l’autre, le Bateau-Lavoir, où Picasso et Braque travaillent l’esthétique cubiste. Avec ces derniers, Léger s’oppose à l’impressionisme, vu comme un courant peu novateur. Cependant, son art s’éloigne assez rapidement du cubisme pour développer un style personnel, plus particulier, qui exprime aussi bien le dynamisme des formes que le climat social de l’époque. Cet intérêt politique l’engage dans une voie pédagogique : il écrit ainsi de nombreux articles, ouvre une académie dans son atelier et fonde l’Esprit Nouveau, une revue consacrée à l’esthétisme de l’époque, avec le Corbusier et Ozenfant. Dans les années 40, Léger se réfugie aux Etats-Unis et y côtoie Breton, Ernst, Chagall et Mondrian. Il participe activement à la vie artistique locale, inspiré par la mécanisation de la société américaine de l’époque. Il rejoint le Parti communiste à son retour en France et commence à expérimenter de nouvelles techniques, en répondant notamment à des commandes de vitraux pour les églises d’Assy ou d’Audicourt. Léger participe aussi à des chantiers monumentaux, comme lorsqu’il réalise une fresque pour la façade du bâtiment de Gaz de France à Alfortville et gagne le grand prix de la Biennale de Sao Paulo en 1955. Il meurt la même année à Gif-sur-Yvette. Il est connu pour ses œuvres imposantes comme Composition aux deux perroquets, pour son intérêt pour le cinéma (Charlot cubiste) et pour ses illustrations (notamment pour le poème Liberté de Paul Eluard).

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