Roberto Matta (1911 – 2002)

Né à Santiago de Chile, Roberto Matta suit des études d’architecture au Chili et se rend en Europe une fois son diplôme obtenu, en 1931. Lors d’un séjour à Paris, il travaille dans l’atelier de le Corbusier, puis rencontre Magritte et Henry Moore à Londres. Il commence la peinture en 1937 sous l’influence de Breton, Dali et Picasso. Rattaché au surréalisme, il expose lors de l’Exposition Internationale du Surréalisme et émigre à New York en 1940, suivant le mouvement de ses contemporains. Il revient à Paris en 1948 après son exclusion du groupe surréaliste. Il réalise alors de nombreuses peintures et décors de théâtre, notamment une peinture murale pour les bâtiments de l’UNESCO en 1956. Matta s’engage politiquement à travers son travail, par exemple avec son œuvre La Question, qui fait écho à la torture en Algérie. En 1963, Matta effectue un voyage à Cuba et se rend ensuite au Chili, où il se fait destituer de sa nationalité chilienne pour son soutien au président Allende. Il est contraint de quitter le pays en 1973, et meurt en Italie en 2002, à l’âge de 91 ans. Tout au long de sa vie, Matta est inspiré par les vastes espaces et réalise généralement des œuvres de grand format. Il s’intéresse aussi au dessin et au pastel, souvent pour des œuvres en référence à des classiques de la littérature, comme La Tempête de Shakespeare. Il a marqué l’art moderne par son style puissant, jouant sur les lignes et les dimensions, et son exploration d’une abstraction instable, riche en mouvements et en interprétations.

Voici les 8 résultats

Roberto Matta, Ubu Roi. Drame en cinq Actes (1982)

5 000 

Atelier Dupont-Visat, Paris.

Vol. 41 x 26 cm, en feuilles, couverture rempliée et gravée à l’eau-forte sur les deux plats et le dos, étui et chemise en satin blanc avec le titre en or au dos, 72 p. plus un dépliant à système en frontispice, faisant apparaître Ubu et la mère Ubu au lit. Fac-similé de l’édition originale d’Ubu Roi auquel s’ajoute la chanson du décervelage. Huit eaux-fortes originales en couleurs, en hors-texte, signées et numérotées de Matta, lequel a également conçu pour cet ouvrage : la mise en pages inédite, le titre au dos de l’emboîtage, la couverture gravée, la vignette de titre, le frontispice mobile et de nombreux dessins en noir in-texte. Tirage : 150 + XV HC, tous sur vélin d’Arches.

Un des 150 exemplaires, numéroté, avec les 8 eaux-fortes originales en couleurs, numérotées et signées

Roberto Matta, Sur Matta

1 000 

1970

Texte de Michel Fardoulis-Lagrange. Pierre Belfond, Paris. Vol. 39 x 29 cm, couverture blanche muette, rempliée, emboîtage satin rose carmin, titre doré au dos, 56 p. plus les planches. Édition originale (S. 234 et 235) ; cet ouvrage, le premier de la collection des « Cahiers du Regard », a été composé en Garamond corps 20 par Union à Paris.

Tirage : 50 + 100 + 50 HC marqués de I à L. Un des 100 exemplaires sur grand vélin d’Arches avec deux gravures originales en couleurs, signées dans le livre

Réf : Sonet 234-235

Roberto Matta, Passage et sage du couple

7 500 

1964

Eau-forte et aquatinte en couleurs. Suite complète de 6 planches sur vélin, numérotées sur 35 et signées.

Dimensions support : 45 x 56,7 cm
Réf : Sonet;106-111

Roberto Matta, Les mots dans la peinture (*/175)

750 

1969

Albert Skira, Genève. Vol. 28,7 x 23 cm, en feuilles, couverture rempliée avec le titre en noir au premier plat, chemise à dos de parchemin avec titre doré comme pour les autres volumes de la collection  » Les Sentiers de la Création « , étui, 190 p. + la planche. Édition originale illustrée de nombreuses reproductions en noir et en couleurs.

Tirage de tête : 175 + XXV sur vélin d’Arches à la cuve comprenant en frontispice, sur un feuillet double, une eau-forte et aquatinte originale en couleurs avec gaufrage intitulée « Méduse », (S. 213), justifiée et signée par l’artiste. Un des 175 exemplaires du tirage de tête.

Réf : Sonet 213

Le verbo hommerica - Version 2 (1987)

Roberto Matta, Le verbo hommerica – Version 2

5 000 

1987

Editions Sistan, Lugano. Vol. 45 x 63 cm, en feuilles, dans un portefeuille à rabats, noir et muet. Texte inédit de Matta avec une suite de 6 eaux-fortes et aquatintes de Matta, en noir, sur Japon nacré, toutes signées et numérotées sur 100.

Dimensions sujet : 20 x 51,7 cm
Dimensions support : 45 x 63 cm

Roberto Matta, L’arc obscur des heures, 10 am

1 250 

1975

Eau-forte en couleurs, notée HC et signée, sur Japon Gekko Hodomura.

Tirage : 125 exemplaires sur Arches + XXXIII. In l’album « Arc obscur des heures » qui contient 10 eaux-fortes avec un texte de Héraclite. « Le nom de l’arc signifie vie et son œuvre est la mort. Le temps est un enfant qui joue au tric-trac, son règne est celui de l’enfant… ». La courbe du soleil ressemble à un arc. Le temps est à la fois la flèche et l’arc.

Dimensions sujet : 49 x 68,5 cm
Réf : F.108

Roberto Matta, El gran Burundun-Burnunda ha muerto

4 000 

1976

Edition C. Waugh, Madrid. Portefeuille gris 54,8 x 67,6 cm, avec le titre en noir sur le 1er plat et au dos, en feuilles. Texte de Jorge Zalamea daté de février 1952 et 7 lithographies originales, en couleurs, signées de Matta.

Tirage : 50 + L HC. Un des exemplaires bien complet des 7 lithographies signées

Dimensions support : 54,8 x 67,6 cm
Réf : F.136-142

Roberto Matta, Allusion (HC en rouge)

600 

1968

Eau-forte et aquatinte originale en rouge, sur vélin, signée et notée HC.

Dimensions sujet : 44,5 x 33,6 cm
Dimensions support : 76 x 56 cm
Réf : S.204